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L’internet des objets consiste à connecter des objets à internet pour leurs permettre d’échanger des informations à distance telles que des mesures et des commandes. Cependant, une grande partie de la surface du globe n’est pas couverte par internet ; le projet ThingSat ambitionne de démontrer la fiabilité d’une solution de connectivité par satellite, à très bas débit et à très faible coût énergétique, pour des objets en zones isolées.
Ce projet présente la particularité d’être adaptable à de nombreux cas d’usage, pour des acteurs aussi variés que les chercheurs en science de la Terre ou des entreprises ayant des flottes d’objets très dispersés. ThingSat est l’un des instruments qui sera embarqué à bord d’un nano-satellite partagé développé par la société Satrevolution. Constitué de plusieurs transmetteurs LoRa et d’une antenne de communication, ThingSat permettra de raccorder à internet des objets isolés comme des bouées mesurant le niveau des mers ou des balises disposées sur des glaciers en zone polaire. Il permettra aussi de resynchroniser des objets dépourvus de GPS en leur distribuant une base de temps sûre.

Un projet multi- acteurs coordonné par le CSUG

Mené par le CSUG en collaboration avec l’OSUG, le LIG et l’IMEP, ce projet est mis en œuvre par un consortium constitué de plusieurs institutions publiques (Univ. Polynésie Française, IPEV), et d’entreprises privées (SpaceAble, Air LiquideGorgy Timing, Galathea). Il est développé dans un temps très court (1 an) pour une mise en orbite fin 2020. Il sera placé sur une orbite polaire à une altitude d’environ 500 km.
Mis à jour le  4 juin 2020